Les soins hygiéniques et préventifs

 soins hygiéniques et préventifs

Les soins hygiéniques et préventifs

 soins hygiéniques et préventifs

Pour les chiens comme pour les chats , plusieurs  types de soins préventifs doivent être  mis en oeuvre dès le jeune âge :

Les vaccinations
La vermifugation
Traitement et prévention des parasites externes

Les soins hygiéniques et préventifs: Les Vaccinations soins hygiéniques et préventifs

Le principe de la vaccination est de stimuler les défenses de l’organisme.
La vaccination est aussi l’occasion d’une visite régulière de santé de votre animal.

Les maladies contre lesquelles on vaccine soins hygiéniques et préventifs


Chez le chien :
La Maladie de Carré, une affection virale respiratoire, digestive et nerveuse
L’Hépatite de Rubarth, une affection virale du foie désormais assez rare
La Parvovirose, une gastro-entérite hémorragique virale très sévère pour les jeunes   organismes
La Toux de chenil, fréquente dans les élevages et autres groupes d’individus
La Leptospirose, une maladie des zones lacustres (existe aussi chez l’homme)
La  Rage, un virus mortel, transmissible à l’Homme, et heureusement en régression.
La Piroplasmose, une maladie parasitaire mortelle par destruction massive des globules rouges

Chez le chat :
Le typhus (=panleucopénie), gastro-entérite hémorragique virale souvent mortelle
Le coryza, rhinotrachéite virale très contagieuse
La leucose (ou leucémie) féline, transmissible par simple contact, et au tableau clinique aussi grave que notre SIDA
La chlamydiose  conjonctivite et rhinite infectieuse fréquente en collectivité (voir description ci-dessous)

Comment vacciner ?soins hygiéniques et préventifs


Dans les élevages canins infectés, on réalise très tôt (six semaines) une première vaccination contre la parvovirose.
Sinon en général:
vers 2 mois : 1er vaccin
chiot : Carré, Hépatite, Parvovirose, Leptospirose, et Toux de chenil en collectivité
chaton : Typhus, Coryza, Chlamydiose… et la Leucose féline si l’animal est susceptible d’être en contact avec d’autres chats
vers 3 mois : 2e vaccin
rappel du premier, avec éventuellement l’ajout du vaccin anti-rabique (on vaccine contre la rage lles animaux effectuant des séjours en camping, hôtel, ou bien dans une île ou à l’étranger.Nous vous rappelons que désormais pour franchir toute frontière intracommunautaire en Europe, la vaccination contre la rage est obligatoire. La vaccination n’est valide que un mois après l’injection en cas de primo vaccination.

à partir de 6 mois (chien uniquement)
Piroplasmose (renouveler l’injection 3 semaines après).

tous les ans
Rappel des vaccins déjà effectués (NB : pour certaines maladies, cette fréquence peut varier,  renseignez-vous auprès de votre vétérinaire)

La toux de chenil est-elle dangereuse ?soins hygiéniques et préventifs

 

Cette maladie respiratoire, due à différents germes (bactéries et virus), se développe essentiellement dans les élevages (d’où son nom) et les concentrations d’animaux. Elle est rarement aiguë et dangereuse. Mais c’est une maladie qui  » traîne » et qui ralentit la croissance des chiots. Elle se soigne bien avec des antibiotiques, et elle est généralement prise en compte dans les vaccins des chiots (vaccins penta ou hexavalents).

Y a t’il un vaccin contre le Sida du chat ?

 

L’Immunodéficience féline ou FIV (à ne pas confondre avec la leucose féline ou FelV) est la réplique chez le chat du Sida humain. Cette maladie n’est pas transmissible à l’homme. Elle n’a pas elle non plus encore son vaccin.

Y a t’il des dangers ou des effets secondaires aux vaccins ?

 

Les vaccins vétérinaires s’effectuent avec des molécules virales extrêmement antigéniques naturellement, et ne nécessitent pas l’adjonction de produits « dopants » qui eux peuvent être pathogènes. Ces vaccins sont donc d’une grande innocuité. Par précaution, on évite de vacciner les femelles en gestation avancées.
Comme il s’agit d’une « mini infection », la vaccination peut entraîner une légère réaction de type grippal, avec hyperthermie, indolence et perte d’appétit, sur une période maximale de 36 heures.

la chlamydiose féline

 

La chlamydiose féline est une maladie infectieuse touchant les chats. Elle est due à Chlamydophila felis, une bactérie qui peut entraîner des troubles oculaires et/ou des troubles respiratoires. La chlamydiose féline est une anthropozoonose. On observe généralement une conjonctivite (inflammation de la conjonctive, la muqueuse de l’œil), avec écoulement de larmes et paupières rouges (voire gonflées) avec des clignements. On peut aussi avoir des troubles de l’appareil respiratoire supérieur : le nez, les sinus, le pharynx, le larynx, la trachée et les bronches. Les atteintes respiratoires se manifestent alors par :

1. une toux sèche, forte et quinteuse.
2. des éternuements.

Mode de transmission

La chlamydiose féline se transmet le plus souvent par un contact entre un chat malade et un chat sain, par exemple quand ils vivent en collectivité ou lorsqu’ils sortent se promener.

Maladies associées

La chlamydiose féline est souvent associée à d’autres microbes (virus et bactéries). La chlamydiose féline est responsable d’environ 30 % des cas de syndrome du coryza.

Prévention

Il existe un vaccin contre Chlamydophila felis. Cette vaccination est souvent effectuée en association avec celles du typhus, de la leucose et des virus impliqués dans le coryza (herpèsvirus et calicivirus).

Traitement

Le traitement se fait à base d’antibiotiques , de collyres et d’anti-inflammatoires peut s’avérer efficace. Certains chats récupèrent rapidement, surtout si le traitement est effectué très tôt.

Conclusion

Un chat atteint de chlamydiose féline (respiratoire) mal traitée peut souffrir de complications pouvant être graves. La vaccination est fortement conseillée. Consultez rapidement votre vétérinaire en cas de conjonctivite. La chlamydiose féline peut atteindre l’Homme (chlamydiose respiratoire), mais les risques de transmission sont faibles : chat malade et homme avec un système immunitaire affaibli. D’autres part les signes cliniques sont généralement mineurs. L’animal qui risque le plus de transmettre une chlamydiose à l’Homme est le perroquet et les oiseaux apparentés. La bactérie impliquée dans cette zoonose est cependant différente puisqu’il s’agit de Chlamydophila Psittaci

Le coryza du chat

 

Le coryza est une syndrome bénin qui se traduit par un écoulement nasal et des éternuements répétés, parfois une conjonctivite. On l’appelle aussi « rhume de cerveau ». Le coryza est également une maladie très commune chez les chats. Elle est très complexe, car elle n’est pas due à un seul microbe, mais à l’association de plusieurs virus et de bactéries.Trois virus sont impliqués dans le coryza du chat et provoquent chacun des symptômes différents :

  • Un virus de la famille des « Herpes virus » provoquant une infection du nez, des voies respiratoires et des yeux. Les symptômes sont variables en fonction de l’âge du chat et de son état de santé. Chez le jeune, ils provoquent toux, éternuements, importants écoulements au niveau des yeux et du nez, conjonctivite et faiblesse de l’état général (perte d’appétit et fièvre). Chez les adultes, il provoque le plus souvent uniquement une conjonctivite sérieuse avec des ulcères au niveau de la cornée. C’est le virus le plus dangereux. Il peut être mortel chez des animaux affaiblis si l’on ne met pas en place un traitement rapide.
  • Un Calicivirus provoquant lui aussi de la fièvre et de l’abattement, des écoulements oculo-nasaux et surtout des ulcères dans la bouche (plaques rouges très nettes sur la langue ou les gencives). Ces plaies dans la bouche sont douloureuses et provoquent salivation importante et perte d’appétit.
  • Un Réovirus

À ces atteintes virales, il faut ajouter les bactéries qui très souvent se surajoutent et provoquent des complications chez les chats déjà affaiblis : pus dans les yeux et le nez. Une bactérie cependant entre dans la description du coryza, il s’agit d’une chlamydia. Elle est très contagieuse et la maladie est d’autant plus grave que les chats sont jeunes. Les sécrétions qui s’écoulent des yeux peuvent accoler les 2 paupières en séchant.

Les principaux symptômes

Cette maladie touche en priorité les animaux vivant en communauté (chatterie, refuge, «famille nombreuse», chats semi-sauvages), les chatons et les adultes non vaccinés. Après une incubation courte (2 à 5 jours), les signes respiratoires (toux, éternuements), les écoulements des yeux et du nez, la perte d’appétit et parfois les taches rouges dans la bouche apparaissent, de manière plus ou moins importante selon les animaux. Si plusieurs chats présentent les mêmes symptômes au même moment, il est fort probable qu’il s’agit du Coryza qui est une maladie très contagieuse. La contagion s’effectue (comme pour la grippe chez l’homme), sans contact direct, par les éternuements ou quand les chats se soufflent dessus. Cette maladie n’est cependant pas communicable à l’homme. La maladie non traitée peut évoluer vers une guérison naturelle chez certains animaux résistants. Mais attention elle peut quelquefois se compliquer d’une nécrose des os du nez, avec infection généralisée, et finir par la mort de l’animal si celui-ci est déjà affaibli et refuse de s’alimenter. Un chat guéri du Coryza peut rester porteur de longues années, et être à nouveau contagieux à la suite d’évènements tels qu’un stress, une mise-bas ou une autre maladie.

 
Le virus de l’immunodéficience féline

 

Le syndrome d’immunodéficience acquise du chat est une maladie virale grave du chat. Elle est due à un virus appelé FIV (de l’anglais Feline Immunodeficiency Virus), un lentivirus (sous-groupe des rétrovirus, proche du VIH). Cette maladie découverte en 1986 est responsable d’une immunodéficience qui rend le chat vulnérable aux infections.

Il est équivalent au SIDA de l’Homme, mais il n’y a aucun risque de transmission du chat à l’homme (les virus sont différents). Cette maladie n’est pas non plus transmissible aux autres espèces et n’atteint donc que les chats. La fréquence d’infection est variable suivant les populations de chats. L’infection est rare chez les chats vivant en appartement et n’étant pas en contact avec d’autres chats, alors qu’elle est fréquente chez les chats errants (environ 15 % des chats des rues sont porteurs du virus).

Le mode de transmission du virus

Le principal moyen de transmission est la morsure lors de bagarres entre chats (car le virus est présent dans la salive), c’est pourquoi ce sont principalement des chats mâles non stérilisés qui sont porteurs de ce virus.

Il peut, parfois, se transmettre par contact entre chats lors de contacts fréquents et répétés (lors de léchage mutuel, lors de « nez à nez » …) ou par voie sanguine.

Il peut exister également une transmission par voie sexuelle ou lors de la gestation (de la mère aux chatons), mais aucune certitude n’est établie au sujet de la transmission fœto-maternelle.

Le virus est très fragile dans le milieu extérieur : il y survit quelques dizaines de minutes maximum. La contamination des lieux (par des objets, par le sol) est presque impossible, surtout s’il y a une désinfection sérieuse après chaque chat.

L’évolution de la maladie et les symptômes

La durée d’incubation est de 4 à 6 semaines. La maladie comporte plusieurs phases.

  • 1re phase de la maladie : On peut observer une fièvre modérée, une baisse du taux des globules blancs et une augmentation légère de la taille des ganglions lymphatiques. Cette phase dure deux mois environ et passe souvent inaperçue.
  • 2e phase de la maladie : Comme pour la leucose féline (FeLV) ou le SIDA de l’homme (HIV), le chat est séropositif et ne présente aucun symptôme, le virus « sommeille » dans son organisme. Il est par contre contagieux pour les autres chats. Cette phase est d’une durée très variable, entre 5 et 10 ans environ.
  • 3e phase de la maladie : À la faveur d’un stress important, d’une maladie ou bien sans aucune raison, le chat devient malade. Le virus se « réveille ». Il se multiplie et détruit des globules blancs (cellules sanguines), nécessaires à la défense du chat contre les maladies. Il y a donc une diminution des défenses immunitaires ce qui rend le chat très sensible aux microbes, même ceux qui sont peu dangereux pour des chats non atteints par le FIV.

Le chat est donc très souvent atteint par des maladies dites « opportunistes » : ce sont des maladies qui profitent de l’affaiblissement de l’animal pour se développer. Il peut également développer des maladies dites « classiques » du chat, il est alors atteint plus gravement qu’un chat négatif pour le FIV.

Le chat peut donc présenter des maladies très variées qui peuvent toucher par exemple les voies respiratoires, la bouche, les intestins, les voies urinaires, etc. Ainsi, on peut notamment observer :

  • des symptômes généraux : fièvre, amaigrissement, augmentation de taille des ganglions lymphatiques ;
  • des infections buccales (gingivite, stomatite) ;
  • des diarrhées chroniques qui ne guérissent pas malgré la mise en place de traitements ;
  • des infections des yeux (conjonctivites) ou de l’appareil respiratoire supérieur (rhinites, trachéites) ;
  • des abcès cutanés récidivants ;
  • des troubles nerveux (encéphalite, convulsions) ou des troubles comportementaux.

Enfin, lorsqu’un chat est atteint par le FIV, il développe souvent, surtout en phase terminale, des cancers du sang (comme des leucémies).

La prévention et le dépistage de la maladie

Un vaccin contre le FIV est commercialisé en Amérique du Nord depuis quelques années. Son efficacité est incomplète et son utilisation encore controversée. En Europe, il n’y a pas de projet de commercialisation de ce vaccin qui a été développé avec des souches virales présentes essentiellement en Amérique du Nord.

La prévention passe par l’évitement de tout contact entre chats sains et malades. Il est aussi recommandé de faire stériliser les chats (mâles ou femelles) qui sortent afin d’éviter les bagarres (et donc les morsures) et la transmission vénérienne du virus.

Il est donc important de dépister cette maladie surtout chez les animaux à risque (chats mâles, chats errants) et les nouveaux arrivants. Cela est notamment indispensable dans les élevages ou les chatteries lorsque les animaux ne sont pas placés dans des cages individuelles.

Le traitement de la maladie

Il n’existe aucun traitement pour détruire le virus FIV. Les soins sont ponctuels et visent les maladies opportunistes au fur et à mesure qu’elles atteignent le chat.


Les soins hygiéniques et préventifs: La vermifugation soins hygiéniques et préventifs

Pourquoi vermifuger nos compagnons ?

 

Le chien, comme le chat, est susceptible d’héberger dans son tube digestif des parasites : les vers, dont certains peuvent se transmettre à l’homme.
Le risque d’exposition est plus important à certaines périodes de la vie, comme le jeune âge, la gestation, la lactation ou la vieillesse.
De même, les chiens vivant en collectivité (élevages, meutes) sont très exposés et doivent être traités plus souvent.

Quels sont les vers concernés ?soins hygiéniques et préventifs

 

Deux grandes familles de vers sont représentées chez les chiens :
– les vers ronds peuvent être très fréquents dès le plus jeune âge (infestation transplacentaire ou par l’allaitement). Il s’agit des Toxocara, des Uncinaria et des Trichures. Les larves « migrantes » de Toxocara peuvent se retrouver chez l’enfant.
– Les vers plats du chien sont des ténias. Leurs larves sont ingérées ou (cas du Dipylidium) transmises par des puces
Chez le chat, les vers portent des noms différents, mais il s’agit des mêmes familles).

Quels sont les produits les plus efficaces ?soins hygiéniques et préventifs

 

Les vers ronds sont généralement les plus faciles à  » décrocher » et la plupart des vermifuges sont très actifs.
Pour les vers plats, il faut utiliser des vermifuges spécifiques, ou mieux, des vermifuges à large spectre. Ces produits existent le plus souvent en comprimés, mais également sous forme de pâtes appétentes ou de liquides : demandez conseil à votre vétérinaire qui vous fournira la présentation la mieux adaptée à votre animal.

Quelle est la fréquence de traitement recommandée?soins hygiéniques et préventifs


Tous les mois jusqu’à l’âge de 6 mois.
Ensuite, tous les 6 mois si votre animal ne sort jamais, tous les 3 mois sinon (beaucoup d’infestations vermineuses de type Toxocara sont constatées par les parasitologues humains, notamment sur les enfants, souvent à cause d’animaux de compagnie insuffisamment  ou mal vermifugés)

Comment administrer un comprimé ?soins hygiéniques et préventifs

 

– Tenir votre animal nez en l’air
– entre pouce et index, plaquer les babines sur les dents pour obliger l’animal à ouvrir la bouche.
– Jeter le comprimer au fond de la bouche, dans l’axe de la gorge.
– Refermer vivement la mâchoire, toujours le nez en l’air.
– Attendre le réflexe de déglutition avant de relâcher

.Quels sont les symptômes d’un animal qui héberge des vers ? soins hygiéniques et préventifs

 

Les symptômes peuvent tenir essentiellement :
– aux migrations des larves avant de s’installer dans l’appareil digestif : raclement de gorge, toux.
– A l’irritation de la muqueuse digestive : constipation, ballonnements, diarrhée.
– A la compétition alimentaire entre les vers et votre animal : amaigrissement, perte de pelage, indolence.
On voit parfois dans les selles, des vers entiers ou des anneaux de ténias.
Le plus souvent la présence de vers est asymptomatique ce qui ne vous dispense pas de traiter préventivement votre animal.
Votre vétérinaire pourra déceler, par un examen de selles au microscope, la présence d’œufs de parasites et en préciser l’espèce.

 

Les soins hygiéniques et préventifs: Traitement et prévention des parasites externes

 

Les parasites les plus connus sont les puces, à l’origine d’ allergies parfois violentes, mais aussi vecteurs de certains ténias, et les tiques, pouvant transmettre au chien des maladies graves voire mortelles comme la piroplasmose. C’est pourquoi à la fois pour l’hygiène de l’animal et celle de l’humain, et pour protéger la bonne santé de vos compagnons, une prévention EFFICACE et RÉGULIÈRE contre les parasites est indispensable : il existe sur le marché de nombreux produits dont l’efficacité et la toxicité sont très variables. Seul votre vétérinaire pourra vous conseiller le produit le mieux adapté à VOTRE animal, et vous indiquer le protocole qui sera efficace et sans danger pour sa santé (nous voyons bien trop souvent en consultation des animaux parasités parce que traités avec des produits inefficaces ou mal employés, et trop souvent aussi des cas d’intoxication par des insecticides inadaptés).

 www.garde-veterinaire.be


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