Vétérinaires à domicile 24/24-7/7
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Les soins préventifs
 
Pour les chiens comme pour les chats , plusieurs  types de soins préventifs doivent être  mis en oeuvre dès le jeune âge : 

Les vaccinations
La vermifugation
Taitement et prévention des parasites externes
Prévention du syndrôme de dilatation-torsion chez le chien*
Prévention du syndrôme urologique félin (bloccage urinaire)*
Prévention du " coup de chaleur "*

 

* Ces conseils ne sauraient en aucun cas remplacer une consultation chez votre vétérinaire, qui lui seul pourra
établir un diagnostic correct, et un traitement adéquat.


Les Vaccinations

Le principe de la vaccination est de stimuler les défenses de l'organisme.
La vaccination est aussi l'occasion d'une visite régulière de santé de votre animal.


Les maladies contre lesquelles on vaccine


Chez le chien :
    La Maladie de Carré, une affection virale respiratoire, digestive et nerveuse
    L'Hépatite de Rubarth, une affection virale du foie désormais assez rare
    La Parvovirose, une gastro-entérite hémorragique virale très sévère pour les jeunes   organismes
    La Toux de chenil, fréquente dans les élevages et autres groupes d'individus
    La Leptospirose, une maladie des zones lacustres (existe aussi chez l'homme)
    La  Rage, un virus mortel, transmissible à l'Homme, et heureusement en régression.
    La Piroplasmose, une maladie parasitaire mortelle par destruction massive des globules rouges

Chez le chat :
    Le typhus (=panleucopénie), gastro-entérite hémorragique virale souvent mortelle
    Le coryza, rhinotrachéite virale très contagieuse
    La leucose (ou leucémie) féline, transmissible par simple contact, et au tableau clinique aussi grave que notre SIDA
    La chlamydiose  conjonctivite et rhinite infectieuse fréquente en collectivité (voir description ci-dessous)


Comment vacciner

Dans les élevages canins infectés, on réalise très tôt (six semaines) une première vaccination contre la parvovirose.
Sinon en général:
- vers 2 mois : 1er vaccin
chiot : Carré, Hépatite, Parvovirose, Leptospirose, et Toux de chenil en collectivité
chaton : Typhus, Coryza, Chlamydiose... et la Leucose féline si l'animal est susceptible d'être en contact avec d'autres chats
- vers 3 mois : 2e vaccin
rappel du premier, avec éventuellement l'ajout du vaccin anti-rabique (on vaccine contre la rage lles animaux effectuant des séjours en camping, hôtel, ou bien dans une île ou à l'étranger.Nous vous rappelons que désormais pour franchir toute frontière intracommunautaire en Europe, la vaccination contre la rage est obligatoire. La vaccination n’est valide que un mois après l’injection en cas de primo vaccination.
-à partir de 6 mois (chien uniquement)
Piroplasmose (renouveler l'injection 3 semaines après).

- tous les ans
Rappel des vaccins déjà effectués (NB : pour certaines maladies, cette fréquence peut varier,  renseignez-vous auprès de votre vétérinaire)


La toux de chenil est-elle dangereuse ?
Cette maladie respiratoire, due à différents germes (bactéries et virus), se développe essentiellement dans les élevages (d'où son nom) et les concentrations d'animaux. Elle est rarement aiguë et dangereuse. Mais c'est une maladie qui " traîne" et qui ralentit la croissance des chiots. Elle se soigne bien avec des antibiotiques, et elle est généralement prise en compte dans les vaccins des chiots (vaccins penta ou hexavalents).

Y a t'il un vaccin contre le Sida du chat ?
L'Immunodéficience féline ou FIV (à ne pas confondre avec la leucose féline ou FelV) est la réplique chez le chat du Sida humain. Cette maladie n'est pas transmissible à l'homme. Elle n'a pas elle non plus encore son vaccin.

Y a t'il des dangers ou des effets secondaires aux vaccins ?
Les vaccins vétérinaires s'effectuent avec des molécules virales extrêmement antigéniques naturellement, et ne nécessitent pas l'adjonction de produits "dopants" qui eux peuvent être pathogènes. Ces vaccins sont donc d'une grande innocuité. Par précaution, on évite de vacciner les femelles en gestation avancées.
Comme il s'agit d'une "mini infection", la vaccination peut entraîner une légère réaction de type grippal, avec hyperthermie, indolence et perte d'appétit, sur une période maximale de 36 heures.

la chlamydiose féline

La chlamydiose féline est une maladie infectieuse touchant les chats. Elle est due à Chlamydophila felis, une bactérie qui peut entraîner des troubles oculaires et/ou des troubles respiratoires. La chlamydiose féline est une anthropozoonose. On observe généralement une conjonctivite (inflammation de la conjonctive, la muqueuse de l'œil), avec écoulement de larmes et paupières rouges (voire gonflées) avec des clignements. On peut aussi avoir des troubles de l'appareil respiratoire supérieur : le nez, les sinus, le pharynx, le larynx, la trachée et les bronches. Les atteintes respiratoires se manifestent alors par :

1. une toux sèche, forte et quinteuse.
2. des éternuements.

Mode de transmission

La chlamydiose féline se transmet le plus souvent par un contact entre un chat malade et un chat sain, par exemple quand ils vivent en collectivité ou lorsqu'ils sortent se promener.

Maladies associées

La chlamydiose féline est souvent associée à d'autres microbes (virus et bactéries). La chlamydiose féline est responsable d'environ 30 % des cas de syndrome du coryza.

Prévention

Il existe un vaccin contre Chlamydophila felis. Cette vaccination est souvent effectuée en association avec celles du typhus, de la leucose et des virus impliqués dans le coryza (herpèsvirus et calicivirus).

Traitement

Le traitement se fait à base d'antibiotiques , de collyres et d'anti-inflammatoires peut s'avérer efficace. Certains chats récupèrent rapidement, surtout si le traitement est effectué très tôt.

Conclusion

Un chat atteint de chlamydiose féline (respiratoire) mal traitée peut souffrir de complications pouvant être graves. La vaccination est fortement conseillée. Consultez rapidement votre vétérinaire en cas de conjonctivite. La chlamydiose féline peut atteindre l'Homme (chlamydiose respiratoire), mais les risques de transmission sont faibles : chat malade et homme avec un système immunitaire affaibli. D'autres part les signes cliniques sont généralement mineurs. L'animal qui risque le plus de transmettre une chlamydiose à l'Homme est le perroquet et les oiseaux apparentés. La bactérie impliquée dans cette zoonose est cependant différente puisqu'il s'agit de Chlamydophila Psittaci




Le coryza du chat

Le coryza est une syndrome bénin qui se traduit par un écoulement nasal et des éternuements répétés, parfois une conjonctivite. On l'appelle aussi « rhume de cerveau ». Le coryza est également une maladie très commune chez les chats. Elle est très complexe, car elle n'est pas due à un seul microbe, mais à l'association de plusieurs virus et de bactéries.Trois virus sont impliqués dans le coryza du chat et provoquent chacun des symptômes différents :
  • Un virus de la famille des "Herpes virus" provoquant une infection du nez, des voies respiratoires et des yeux. Les symptômes sont variables en fonction de l'âge du chat et de son état de santé. Chez le jeune, ils provoquent toux, éternuements, importants écoulements au niveau des yeux et du nez, conjonctivite et faiblesse de l'état général (perte d'appétit et fièvre). Chez les adultes, il provoque le plus souvent uniquement une conjonctivite sérieuse avec des ulcères au niveau de la cornée. C'est le virus le plus dangereux. Il peut être mortel chez des animaux affaiblis si l'on ne met pas en place un traitement rapide.
  • Un Calicivirus provoquant lui aussi de la fièvre et de l'abattement, des écoulements oculo-nasaux et surtout des ulcères dans la bouche (plaques rouges très nettes sur la langue ou les gencives). Ces plaies dans la bouche sont douloureuses et provoquent salivation importante et perte d'appétit.
  • Un Réovirus

À ces atteintes virales, il faut ajouter les bactéries qui très souvent se surajoutent et provoquent des complications chez les chats déjà affaiblis : pus dans les yeux et le nez. Une bactérie cependant entre dans la description du coryza, il s'agit d'une chlamydia. Elle est très contagieuse et la maladie est d'autant plus grave que les chats sont jeunes. Les sécrétions qui s'écoulent des yeux peuvent accoler les 2 paupières en séchant.

Les principaux symptômes

Cette maladie touche en priorité les animaux vivant en communauté (chatterie, refuge, «famille nombreuse», chats semi-sauvages), les chatons et les adultes non vaccinés. Après une incubation courte (2 à 5 jours), les signes respiratoires (toux, éternuements), les écoulements des yeux et du nez, la perte d'appétit et parfois les taches rouges dans la bouche apparaissent, de manière plus ou moins importante selon les animaux. Si plusieurs chats présentent les mêmes symptômes au même moment, il est fort probable qu'il s'agit du Coryza qui est une maladie très contagieuse. La contagion s'effectue (comme pour la grippe chez l'homme), sans contact direct, par les éternuements ou quand les chats se soufflent dessus. Cette maladie n'est cependant pas communicable à l'homme. La maladie non traitée peut évoluer vers une guérison naturelle chez certains animaux résistants. Mais attention elle peut quelquefois se compliquer d'une nécrose des os du nez, avec infection généralisée, et finir par la mort de l'animal si celui-ci est déjà affaibli et refuse de s'alimenter. Un chat guéri du Coryza peut rester porteur de longues années, et être à nouveau contagieux à la suite d'évènements tels qu'un stress, une mise-bas ou une autre maladie.



Le virus de l'immunodéficience féline



Le syndrome d'immunodéficience acquise du chat est une maladie virale grave du chat. Elle est due à un virus appelé FIV (de l'anglais Feline Immunodeficiency Virus), un lentivirus (sous-groupe des rétrovirus, proche du VIH). Cette maladie découverte en 1986 est responsable d'une immunodéficience qui rend le chat vulnérable aux infections.

Il est équivalent au SIDA de l'Homme, mais il n'y a aucun risque de transmission du chat à l'homme (les virus sont différents). Cette maladie n'est pas non plus transmissible aux autres espèces et n'atteint donc que les chats. La fréquence d'infection est variable suivant les populations de chats. L'infection est rare chez les chats vivant en appartement et n'étant pas en contact avec d'autres chats, alors qu'elle est fréquente chez les chats errants (environ 15 % des chats des rues sont porteurs du virus).

Le mode de transmission du virus

Le principal moyen de transmission est la morsure lors de bagarres entre chats (car le virus est présent dans la salive), c'est pourquoi ce sont principalement des chats mâles non stérilisés qui sont porteurs de ce virus.

Il peut, parfois, se transmettre par contact entre chats lors de contacts fréquents et répétés (lors de léchage mutuel, lors de "nez à nez" ...) ou par voie sanguine.

Il peut exister également une transmission par voie sexuelle ou lors de la gestation (de la mère aux chatons), mais aucune certitude n'est établie au sujet de la transmission fœto-maternelle.

Le virus est très fragile dans le milieu extérieur : il y survit quelques dizaines de minutes maximum. La contamination des lieux (par des objets, par le sol) est presque impossible, surtout s'il y a une désinfection sérieuse après chaque chat.

L'évolution de la maladie et les symptômes

La durée d'incubation est de 4 à 6 semaines. La maladie comporte plusieurs phases.

  • 1re phase de la maladie : On peut observer une fièvre modérée, une baisse du taux des globules blancs et une augmentation légère de la taille des ganglions lymphatiques. Cette phase dure deux mois environ et passe souvent inaperçue.
  • 2e phase de la maladie : Comme pour la leucose féline (FeLV) ou le SIDA de l'homme (HIV), le chat est séropositif et ne présente aucun symptôme, le virus « sommeille » dans son organisme. Il est par contre contagieux pour les autres chats. Cette phase est d'une durée très variable, entre 5 et 10 ans environ.
  • 3e phase de la maladie : À la faveur d'un stress important, d'une maladie ou bien sans aucune raison, le chat devient malade. Le virus se « réveille ». Il se multiplie et détruit des globules blancs (cellules sanguines), nécessaires à la défense du chat contre les maladies. Il y a donc une diminution des défenses immunitaires ce qui rend le chat très sensible aux microbes, même ceux qui sont peu dangereux pour des chats non atteints par le FIV.

Le chat est donc très souvent atteint par des maladies dites "opportunistes" : ce sont des maladies qui profitent de l'affaiblissement de l'animal pour se développer. Il peut également développer des maladies dites "classiques" du chat, il est alors atteint plus gravement qu'un chat négatif pour le FIV.

Le chat peut donc présenter des maladies très variées qui peuvent toucher par exemple les voies respiratoires, la bouche, les intestins, les voies urinaires, etc. Ainsi, on peut notamment observer :

  • des symptômes généraux : fièvre, amaigrissement, augmentation de taille des ganglions lymphatiques ;
  • des infections buccales (gingivite, stomatite) ;
  • des diarrhées chroniques qui ne guérissent pas malgré la mise en place de traitements ;
  • des infections des yeux (conjonctivites) ou de l'appareil respiratoire supérieur (rhinites, trachéites) ;
  • des abcès cutanés récidivants ;
  • des troubles nerveux (encéphalite, convulsions) ou des troubles comportementaux.

Enfin, lorsqu'un chat est atteint par le FIV, il développe souvent, surtout en phase terminale, des cancers du sang (comme des leucémies).

La prévention et le dépistage de la maladie

Un vaccin contre le FIV est commercialisé en Amérique du Nord depuis quelques années. Son efficacité est incomplète et son utilisation encore controversée. En Europe, il n'y a pas de projet de commercialisation de ce vaccin qui a été développé avec des souches virales présentes essentiellement en Amérique du Nord.

La prévention passe par l'évitement de tout contact entre chats sains et malades. Il est aussi recommandé de faire stériliser les chats (mâles ou femelles) qui sortent afin d'éviter les bagarres (et donc les morsures) et la transmission vénérienne du virus.

Il est donc important de dépister cette maladie surtout chez les animaux à risque (chats mâles, chats errants) et les nouveaux arrivants. Cela est notamment indispensable dans les élevages ou les chatteries lorsque les animaux ne sont pas placés dans des cages individuelles.

Le traitement de la maladie

Il n'existe aucun traitement pour détruire le virus FIV. Les soins sont ponctuels et visent les maladies opportunistes au fur et à mesure qu'elles atteignent le chat.


La vermifugation

 

Pourquoi vermifuger nos compagnons ?

Le chien, comme le chat, est susceptible d'héberger dans son tube digestif des parasites : les vers, dont certains peuvent se transmettre à l'homme.
Le risque d'exposition est plus important à certaines périodes de la vie, comme le jeune âge, la gestation, la lactation ou la vieillesse.
De même, les chiens vivant en collectivité (élevages, meutes) sont très exposés et doivent être traités plus souvent.

Quels sont les vers concernés ?
Deux grandes familles de vers sont représentées chez les chiens :
- les vers ronds peuvent être très fréquents dès le plus jeune âge (infestation transplacentaire ou par l'allaitement). Il s'agit des Toxocara, des Uncinaria et des Trichures. Les larves "migrantes" de Toxocara peuvent se retrouver chez l'enfant.
- Les vers plats du chien sont des ténias. Leurs larves sont ingérées ou (cas du Dipylidium) transmises par des puces
Chez le chat, les vers portent des noms différents, mais il s'agit des mêmes familles).

Quels sont les produits les plus efficaces ?
Les vers ronds sont généralement les plus faciles à " décrocher" et la plupart des vermifuges sont très actifs.
Pour les vers plats, il faut utiliser des vermifuges spécifiques, ou mieux, des vermifuges à large spectre. Ces produits existent le plus souvent en comprimés, mais également sous forme de pâtes appétentes ou de liquides : demandez conseil à votre vétérinaire qui vous fournira la présentation la mieux adaptée à votre animal.

Quelle est la fréquence de traitement recommandée?
Tous les mois jusqu'à l'âge de 6 mois.
Ensuite, tous les 6 mois si votre animal ne sort jamais, tous les 3 mois sinon (beaucoup d'infestations vermineuses de type Toxocara sontconstatées par les parasitologues humains, notamment sur les enfants, souvent à cause d'animaux de compagnie insuffisamment  ou mal vermifugés)


Comment administrer un comprimé ?
- Tenir votre animal nez en l'air
- entre pouce et index, plaquer les babines sur les dents pour obliger l'animal à ouvrir la bouche.
- Jeter le comprimer au fond de la bouche, dans l'axe de la gorge.
- Refermer vivement la mâchoire, toujours le nez en l'air.
- Attendre le réflexe de déglutition avant de relâcher.

Quels sont les symptômes d'un animal qui héberge des vers ?
Les symptômes peuvent tenir essentiellement :
- aux migrations des larves avant de s'installer dans l'appareil digestif : raclement de gorge, toux.
- A l'irritation de la muqueuse digestive : constipation, ballonnements, diarrhée.
- A la compétition alimentaire entre les vers et votre animal : amaigrissement, perte de pelage, indolence.
On voit parfois dans les selles, des vers entiers ou des anneaux de ténias.
Le plus souvent la présence de vers est asymptomatique ce qui ne vous dispense pas de traiter préventivement votre animal.
Votre vétérinaire pourra déceler, par un examen de selles au microscope, la présence d'œufs de parasites et en préciser l'espèce.
 


Traitement et prévention des parasites externes
 
Les parasites les plus connus sont les puces, à l'origine d’ allergies parfois violentes, mais aussi vecteurs de certains ténias, et les tiques, pouvant transmettre au chien des maladies graves voire mortelles comme la piroplasmose. C’est pourquoi à la fois pour l'hygiène de l'animal et celle de l'humain, et pour protéger la bonne santé de vos compagnons, une prévention EFFICACE et RÉGULIÈRE contre les parasites est indispensable : il existe sur le marché de nombreux produits dont l'efficacité et la toxicité sont très variables. Seul votre vétérinaire pourra vous conseiller le produit le mieux adapté à VOTRE animal, et vous indiquer le protocole qui sera efficace et sans danger pour sa santé (nous voyons bien trop souvent en consultation des animaux parasités parce que traités avec des produits inefficaces ou mal employés, et trop souvent aussi des cas d'intoxication par des insecticides inadaptés).




Prévenir le syndrôme de dilatation torsion chez le chien



 
C'est un syndrome aigu, d'apparition brutale, plus fréquent chez les chiens de grande race à thorax profond (Berger allemand, Dogue allemand, Rottweiler...). L'estomac effectue un tour sur lui-même, les gaz et les liquides ne peuvent plus s'évacuer : ils s'accumulent et dilatent l'estomac. L'évolution est très rapide et gravissime, menaçant directement la vie de l'animal à brève échéance.
A quoi ressemble le SDTE ?
Le syndrome survient en général après un repas copieux suivi (ou précédé) d'efforts violents (jeux, courses) mais le mécanisme d'apparition demeure encore mal connu. Le chien est anxieux, inconfortable, agité. L'abdomen gonfle de minute en minute, il devient douloureux et tendu. Le chien fait des efforts de vomissements sans succès. Il peut également se mettre à saliver abondamment.
Rapidement le chien s'affaiblit, s'essouffle et sans soins, décède dans les quelques heures qui suivent.

Que faire si on suspecte un SDTE ?
Dès l'apparition des premiers symptômes, il faut se précipiter chez le vétérinaire le plus proche. Selon le stade d'évolution, celui-ci pratiquera une radiographie afin de détaerminer si l'estomac est tordu ou seulement dilaté. Sous anesthésie générale, on cherche à décompresser l'estomac en passant une sonde par l'oesophage afin d'aider l'évacuation des gaz et des liquides. On procède ensuite à un lavage d'estomac.
Si le sondage s'avère impossible, ou si le contenu de l'estomac ne peut s'évacuer, la chirurgie est inévitable. On pratique une laparotomie d'urgence (ouverture de l'abdomen), l'estomac est replacé dans sa position initiale, vidé soit par le biais de la sonde, sous directement par ouverture (gastrocentèse). Puis il est fixé par quelques points à la paroi abdominale (gastropexie) afin d'éviter les récidives. La rate peut avoir considérablement souffert (risque de nécrose) et selon son aspect, son ablation peut être nécessaire. Le chien reste ensuite hospitalisé, sous perfusion et sous antibiotiques, jusqu'à ce que son état redevienne satisfaisant.
Les risques immédiats qui suivent le syndrome dilatation-torsion sont les troubles cardiaques, et les risques de récidive.
 
Comment prévenir le SDTE ?
Afin d'éviter que votre chien fasse un jour un SDTE, suivez ces quelques conseils simples :
Fractionnez les repas de votre chien en deux, afin de diminuer la quantité absorbée
Laissez-le au calme dans les deux heures suivant le repas afin qu'il puisse digérer tranquillement
Adoptez un aliment spécialement étudié pour les grands chiens : les aliments secs de type premium obligent le chien à mastiquer donc ralentissent sa vitesse d'ingestion. par ailleurs, ils sont hautement digestibles.


 

Prévenir les bloccages urinaires chez le chat

Les affections du bas appareil urinaire (urètre et vessie) sont une pathologie fréquente chez le chat. On les désigne sous le nom de S.U.F. (syndrome urologique félin). Leurs conséquences peuvent être très graves et leurs causes sont diverses : calculs (encore appelés urolithiase), infection bactérienne, tumeurs vésicales, malformations anatomiques. Parfois, on ne parvient pas à déterminer la cause de la cystite (on parle de cystite idiopathique) : c'est le cas de près de 2/3 des chats.

En ce qui concerne les calculs urinaires (urolithiases), et le SUF en général, certains facteurs de risque ont été identifiés :
·   Le sexe : en raison de l'anatomie de leur urètre, les chats mâles présentent un plus grand risque d'obstruction.
 

 
·   Le régime alimentaire : une alimentation trop riche en magnésium ou en phosphore (ce qui est souvent le cas des aliments dits standards ou bas de gamme), à l'origine d'une urine à pH trop basique ou trop acide, favorise la formation et l'accumulation de calculs. L'urine du chat en bonne santé contient naturellement des cristaux en quantité variable. Si le pH de l'urine est anormal, ces sédiments urinaires vont précipiter et former des calculs.
 
·   Le chat est un animal qui boit peu : les urines sont très concentrées, les sédiments sont donc moins fréquemment éliminés.
 
·   La sédentarité : les chats qui manquent d'activité semblent souffrir du SUF plus souvent que ceux qui prennent de l'exercice régulièrement.
 
·   L'âge : le SUF concerne les chats de tous âges, mais il est plus fréquemment observé chez des animaux de 2 à 5 ans.
 
Les calculs se présentent sous plusieurs formes : sable, bouchons, véritables cailloux de tailles différentes
 


Symptômes
Le chat va très fréquemment uriner, et les mictions sont douloureuses (le chat se plaint et pousse des miaulements de souffrance). Parfois le chat commence à uriner en dehors de ses lieux habituels, hors de la litière. On peut noter la présence de sang dans l'urine (hématurie). La malpropreté est souvent un motif de consultation chez le chat, animal réputé propre.
Les difficultés à uriner peuvent devenir impossibilité. Le chat fait des efforts infructueux pour uriner. Son état se dégrade rapidement : abattement, anorexie, puis prostration. Son abdomen devient très douloureux. Ne pouvant plus éliminer son urine, il s'intoxique avec ses propres déchets. Il présente les symptômes d'un chat insuffisant rénal. En quelques heures il peut mourir de coma urémique. C'est une urgence absolue, car même si le chat survit, les dommages influgés au rein peuvent être irréversibles.

Diagnostic
Quand l'obstruction urinaire est présente, la vessie sous tension est facilement plapable. Chez un chat qui est malpropre ou a des difficultés à uriner, le vétérinaire réalisera une analyse urinaire, soit à partir d'urine qu'il récupèrera par palpation, soit à partir d'urines qu'il vous aura chargés de récupérer vous-même. L'analyse comprend en général trois parties :
 
  • Bandelette urinaire : elle renseigne en particulier sur le pH des urines. Elle permet également de savoir s'il y a présence de sang (au cas où cela ne se verrait pas à l'oeil nu), de glucose (pour les chats diabétiques)...
  • Examen au microscope : le vétérinaire centrifuge les urines, les éléments les plus lourds descendent au fond du tube. Il prélève le fond (culot) et l'observe au microscope. Il peut ainsi observer la présence des cristaux.
  • L'examen cyto-bactériologique des urines : réalisé dans un laboratoire spécialisé, il permet de confirmer la présence de cristaux et d'en préciser la nature en cas d'incertitude. Il permet surtout de mettre en évidence une éventuelle infection urinaire concomitante.


D'autres examens complémentaires sont utilisés pour visualiser les calculs urinaires : échographie, radiographie.

Traitement
Le traitement d'urgence consiste à enlever le calcul qui bloque l'urètre. Pour cela, le vétérinaire anesthésie le chat et réalise un sondage urinaire. Il laisse ensuite la sonde urinaire en place pendant quelques jours afin de vidanger la vessie et de la rincer pour évacuer tous les calculs de petite taille présents dans la vessie. Le chat est perfusé afin de relancer la production d'urine, de compenser les déséquilibres en ions, et de lutter contre l'insuffisance rénale aiguë dus à l'obstruction. Pendant ce temps le chat est hospitalisé et porte une collerette afin qu'il ne s'enlève pas sa sonde urinaire.
Le traitement médical comprend des antibiotiques (l'infection urinaire est très souvent présente) et des spasmolytiques afin de lutter contre les spasmes douloureux.
Dans le cas de calculs de struvite, des acidifiants urinaires peuvent être administrés. Par ailleurs, le chat devra manger un aliment spécial pendant un à deux mois afin de dissoudre tous les calculs restant dans la vessie. Ensuite, il est fortement recommandé de continuer à lui donner une alimentation adaptée afin d'éviter toute récidive.



Dans le cas d'autres types de cristaux (comme les oxalates de calcium qu'il n'est pas possible de dissoudre), une intervention chirurgicale (cystotomie) est parfois nécessaire pour les retirer de la vessie.
En cas de récidives fréquentes malgré l'alimentation adaptée, une autre intervention chirurgicale devra être pratiquée. Nommée urétrostomie, elle consiste à amputer le pénis et ramener la portion la plus profonde de l'urètre vers l'orifice génital, ce qui permet au chat d'uriner par ce trou. Ainsi, on shunte la partie la plus étroite de l'urètre où les obstructions se situent habituellement.


Le coup de chaleur
 
Avant tout, il ne faut jamais laisser son chien ou son chat dans une voiture exposée en plein soleil, même 5 minutes, même avec les vitres ouvertes ! La température dans l'habitacle peut atteindre les 60°C, et c'est la mort assurée pour votre infortuné compagnon. N'oubliez pas que l'ombre se déplace avec le temps...
Les chiens à robe sombre ainsi que les races à face aplaties (type bouledogue, carlin) sont encore plus exposées que les autres. C'est également le cas des chiens souffrant d'insuffisance respiratoire ou cardiaque, en effet les chiens évacuent l'excès de chaleur non pas par transpiration mais par halètement.
Le coup de chaleur peut également survenir lors d'un voyage en voiture l'été ou à la suite d'un exercice intense (promenade, jeu) aux heures chaudes de la journée.
 
 
Les symptômes du coup de chaleur sont une élévation de la température (qui peut aller jusqu'à 41°C), de la salivation, de l'agitation, une respiration bruyante et rapide, des vomissements. L'animal évolue vers un état de choc avec oedème cérébral.
Que faire ? Les chances de survie dépendent de la vitesse de réaction. Mettre l'animal à l'ombre, et le rafraîchir en le trempant dans l'eau, ou en l'arrosant d'eau fraîche. Puis foncer chez le vétérinaire le plus proche, qui appliquera un traitement de choc selon l'état du chien : administration de corticoïdes, de diurétiques, voire hospitalisation et perfusion. Même dans les cas les plus bénins, on peut observer des séquelles qui ne se manifesteront que quelques jours plus tard (diarrhée hémorragique, insuffisance hépatique...).
 
 

 

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